Butsu c'est bouddha en Japonais et c'est bien ce qu'on était venu voir !
Pendant le séjour à Tokyo, on s'est dit qu'une journée hors de ce monde de fou valait bien une petite remise à zéro. Ca faisait longtemps que je voulais le voir ce grand bouddha de mes yeux, vu cela est fait.
Ce merveilleux endroit, caché au milieu des montagnes, une fois que l'on a dépassé Yokohama, c'est-à-dire presque la civilisation (!) offre un surprenant regard. On tombe sur une petite ville de bord de mer, sensible aux tsunamis, pourtant tranquille et qui respire de ses nombreux temples.
Un petit îlot, une autre ancienne capitale du Japon, que j'ai trouvé particulièrement sensible et émouvant. Résistant de par le temps, fragile dans l'instant.
Infos, photos et réflexions en tout genre de la part de votre dévoué.
lundi 27 février 2012
jeudi 16 février 2012
TOKYO
La voilà, la plus grande ville du monde. Arrivés à 5h30, en pleine nuit au milieu des tours qui clignotent.
En fait, c'est le monde dans le monde. Le nouveau monde n'est plus une ville mais une bulle atmosphérique. A l'image bien évidemment du Japon, Tokyo est bien sûr à part, comme coupée, retranchée sans tranchées. Chaque centre majeur de la ville abrite une ambiance, un monde, des jours sans nuits et des nuits qui se ressemblent comme le jour. Quatre jours dans cet univers parallèle et trois nuits dans une capsule.
Fourmillez dans les couloirs de Shinjuku, guettés par les observateurs du ciel. Shinjuku c'est déjà deux mondes séparés par un chemin de fer. Le côté Business, avec les grattes-ciel, la mairie, les costards qui se rendent d'un bureau à l'autre dans les grandes galeries couvertes, dans lesquelles s'entassent les affaires des sans abris, qui mènent à la gare, . L'autre c'est les Izakaya, restaurants, bars, magasins : des clôtures allumées qui brillent jour comme nuit.
En fait, c'est le monde dans le monde. Le nouveau monde n'est plus une ville mais une bulle atmosphérique. A l'image bien évidemment du Japon, Tokyo est bien sûr à part, comme coupée, retranchée sans tranchées. Chaque centre majeur de la ville abrite une ambiance, un monde, des jours sans nuits et des nuits qui se ressemblent comme le jour. Quatre jours dans cet univers parallèle et trois nuits dans une capsule.
Fourmillez dans les couloirs de Shinjuku, guettés par les observateurs du ciel. Shinjuku c'est déjà deux mondes séparés par un chemin de fer. Le côté Business, avec les grattes-ciel, la mairie, les costards qui se rendent d'un bureau à l'autre dans les grandes galeries couvertes, dans lesquelles s'entassent les affaires des sans abris, qui mènent à la gare, . L'autre c'est les Izakaya, restaurants, bars, magasins : des clôtures allumées qui brillent jour comme nuit.
Parlant de folie, elle est parfois visible comme à Ikebokuro, où des masses de gens qui ne vont nul part s'amassent dans un petit coin d'avenue piétonne où crie les pachinkos. Constamment encombré, cher, que faire à Ikebokuro , peut-être comme le reste de Tokyo : regarder.
Asakusa c'est pagode et porte-clés. Une avenue piétonne, impressionnante à tout point de vue, enserrée par des petites boutiques de souvenirs : yukata, porte-clés, statuettes, katana etc. Celle-ci est enfermée entre une magnifique porte et un immense temple dont le rouge tranche avec le paysage alentours de buildings gris.
Harajuku c'est encore un monde coupé en deux mondes. On peut passer des Champs-Élysées locaux, une grande avenue de luxe à la petite rue encombrée où l'on s'est fait spécialité des t-shirt délirants. Une ambiance très agréable.
Toujours aussi surprenante, Harajuku est voisine du Meiji-Jingu, le sanctuaire qui honore l'esprit de l'Empereur Meiji, celui qui a ouvert le pays et l'occidentalisation avec. On rentre dans une forêt qui a effectivement force de sanctuaire, dès la grande porte que les gens franchissent en s'inclinant, la rangée de Saké (pour les dieux) qui fait face à celle de vins français (don au sanctuaire). Etrange endroit qui fait oublier le reste.
Roppongi est difficile à évaluer, pas mal de restaurants, la plaine qui donne vue sur la tour de Tokyo, le Hard-Rock café. Surement moins marrant le jour que la nuit.
Ginza, c'est New-York. De grandes avenues avec de larges trottoirs (chose très rare au Japon) où les grands noms s'enchaînent. Un quartier entouré d'autres petits coins cachés qu'on ne peut résumer.
Pour ce qui est des cachettes, le mieux reste Akihabara, ou Akiba, la Mecque des geeks. On y trouve tout ce qu'on veut dès qu'il y a une diode impliquée. Gameboys, super-nintendo, PS3, appareil photos, cables, PC etc. Un monde dédié à l'enfance mais traité avec sérieux tant par la qualité que l'abondance du matériel. Un des quartiers les plus originaux de Tokyo et de l'image Japonnaiserie qu'on s'en fait.
L'album photo -------->![]() |
dimanche 5 février 2012
Retour progressif sur le mois de Janvier
En rentrant à Osaka, après mon nouvel an Tokyoite, j'ai découvert dans ma chambre le kagami mochi, qui est un gateau de riz (mochi) posé sur une feuille de fougère et surmonté d'une petite orange. Ce petit édifice était déposé dans toute la maison pendant la période du nouvel an. Ça m'a rappelé à quel point les Japonais vivent le nouvel an comme une ambiance, faisant écho à notre noël. Les commerces sont tous décorés, ainsi que les maisons et les magasins diffusent la musique qu'on entend traditionnellement au nouvel an...que je ne pourrai pas décrire.
Le mois de Janvier, à part la petite semaine d'examens, c'était avant tout mes premières vacances.
Le nouvel an donc que je vais rapidement expliquer, une petite visite à Nipponbashi et Yodobashi Camera (le quartier électronique d'Osaka) et quelques jours intensifs à Tokyo avec mon compatriote.
Tout cela suivra donc.
La première chose qui marque à propos du nouvel an c'est "Osechi", autrement dit la "cuisine du nouvel an". Difficile à décrire avec des mots, même en y regardant de près. Un assemblage de couleurs, de formes, de choses différentes. "La cuisine japonaise est avant tout quelque chose qui se regarde".
Avant le osechi, c'est-à-dire le soir du 31, on mange les soba (nouilles) et quelques sushis (ça dépend des familles). Les sobas c'est la forme pure de l'opposé de la cuisine en France, c'est fin (très), c'est inodore, sans couleurs, fait à partir de quasiment rien et ça n'existe pas sans la sauce dans laquelle on les trempe avant de
bruyamment (par politesse) les manger. Ces nouilles signifient, si j'ai bien compris, qu'on a plus de problèmes avec ses dettes.
Une fois l'eau qui a servie à la cuisson des soba recueillie, on peut s'en servir avec le saké pour boire du Nigori, un alcool vraiment spécial donc.
Pas vraiment délicieuse, un peu étrange avant tout, la cuisine osechi se déguste le matin du 1er Janvier avec un verre de saké. J'étais aussi surpris de voir que mes amis se couchaient assez tôt, bien alcoolisés, sans même attendre minuit.
Le matin du premier donc après avoir dit à tout le monde "akemashite omedeto gozaimasu, kotoshi mo yoroshiku onegaishimasu" qui est l'équivalent de notre "bonne année", on boit donc ensemble le saké après avoir trinqué comme des rois.

Traditionnellement, le soir du 31 tout le monde va au temple le plus proche mais ce n'était pas mon cas.
Le nouvel an japonais étant l'équivalent de noël, il se passe en famille, les enfants y reçoivent leur argent de poche annuel et l'on dépose un encens pour les ancêtres de la maison le matin du 1er.
Bref, le nouvel an est une fois encore l'occasion pour les Japonais de renvoyer l'illusion d'homogénéité habituelle, il y a une belle "ambiance oshogatsu" (nouvel an) que tout le monde semble vivre de la même manière.
Autre preuve que les Japonais ont des rites ensemble, coordonnés même, comme les nombreuses fêtes shinto ou simplement traditionnelles.
Récemment, le 3 Février, c'était le Setsubun qui marque le début du printemps. On y mange des haricots (mame) et chasse les démons de la maison en souhaitant la bonne chance pour cette année en disant "oni wa soto, fuku wa uchi". Les Japonais ont aussi banalisé leurs rites puisque pour cet exemple les démons sont joués par les enfants sur lesquels on doit jeter les haricots et que c'est un prétexte pour manger des sushis.
Le mois de Janvier, à part la petite semaine d'examens, c'était avant tout mes premières vacances.
Le nouvel an donc que je vais rapidement expliquer, une petite visite à Nipponbashi et Yodobashi Camera (le quartier électronique d'Osaka) et quelques jours intensifs à Tokyo avec mon compatriote.
Tout cela suivra donc.
La première chose qui marque à propos du nouvel an c'est "Osechi", autrement dit la "cuisine du nouvel an". Difficile à décrire avec des mots, même en y regardant de près. Un assemblage de couleurs, de formes, de choses différentes. "La cuisine japonaise est avant tout quelque chose qui se regarde".
Avant le osechi, c'est-à-dire le soir du 31, on mange les soba (nouilles) et quelques sushis (ça dépend des familles). Les sobas c'est la forme pure de l'opposé de la cuisine en France, c'est fin (très), c'est inodore, sans couleurs, fait à partir de quasiment rien et ça n'existe pas sans la sauce dans laquelle on les trempe avant de
bruyamment (par politesse) les manger. Ces nouilles signifient, si j'ai bien compris, qu'on a plus de problèmes avec ses dettes. Une fois l'eau qui a servie à la cuisson des soba recueillie, on peut s'en servir avec le saké pour boire du Nigori, un alcool vraiment spécial donc.
Pas vraiment délicieuse, un peu étrange avant tout, la cuisine osechi se déguste le matin du 1er Janvier avec un verre de saké. J'étais aussi surpris de voir que mes amis se couchaient assez tôt, bien alcoolisés, sans même attendre minuit.
Le matin du premier donc après avoir dit à tout le monde "akemashite omedeto gozaimasu, kotoshi mo yoroshiku onegaishimasu" qui est l'équivalent de notre "bonne année", on boit donc ensemble le saké après avoir trinqué comme des rois.

Traditionnellement, le soir du 31 tout le monde va au temple le plus proche mais ce n'était pas mon cas.
Le nouvel an japonais étant l'équivalent de noël, il se passe en famille, les enfants y reçoivent leur argent de poche annuel et l'on dépose un encens pour les ancêtres de la maison le matin du 1er.
Bref, le nouvel an est une fois encore l'occasion pour les Japonais de renvoyer l'illusion d'homogénéité habituelle, il y a une belle "ambiance oshogatsu" (nouvel an) que tout le monde semble vivre de la même manière.
Autre preuve que les Japonais ont des rites ensemble, coordonnés même, comme les nombreuses fêtes shinto ou simplement traditionnelles.
Récemment, le 3 Février, c'était le Setsubun qui marque le début du printemps. On y mange des haricots (mame) et chasse les démons de la maison en souhaitant la bonne chance pour cette année en disant "oni wa soto, fuku wa uchi". Les Japonais ont aussi banalisé leurs rites puisque pour cet exemple les démons sont joués par les enfants sur lesquels on doit jeter les haricots et que c'est un prétexte pour manger des sushis.
Le Grand Retour
J'entame bientôt le mois scolaire intensif que sera Février. Pas pressé de quitter les vacances même si règne un léger désoeuvrement. J'ai bien profité de mes deux voyages en Janvier que j'essaierai de raconter au mieux.
A quand l'illumination que me promet l'affiche de Dieu pour son école de langues ? Cette illumination linguistique viendra peut-être en affrontant le mois de Février, je n'espère que ça. Le temps est revenu de se retrousser les manches.
A quand l'illumination que me promet l'affiche de Dieu pour son école de langues ? Cette illumination linguistique viendra peut-être en affrontant le mois de Février, je n'espère que ça. Le temps est revenu de se retrousser les manches.
samedi 24 décembre 2011
Réjouissance de Noël
Je ne vais pas souhaiter un joyeux noël sur ce blog (parce que ça craint). Je me contenterai donc de vous dire que les jeunes Japonaises n'ont pas du tout la même idée que moi du concept "vêtement d'hiver"... et que ça ne me dérange pas.
Mon deuxième seuil fatidique approche, la nouvelle année, qui me propulse en 2012 et surtout vers de longues vacances qui ne feront qu'accélérer ce séjour. Comment imaginer une fin si proche ? Elle l'est sans l'être. Je préfère banaliser Noël pour me concentrer sur mon nouvel an de Tokyo qui risque d'être fantastique... ne serait-ce que pour les retrouvailles.
Enfin bon, joyeuses fêtes à tout ceux qui liront cette ligne !
Mon deuxième seuil fatidique approche, la nouvelle année, qui me propulse en 2012 et surtout vers de longues vacances qui ne feront qu'accélérer ce séjour. Comment imaginer une fin si proche ? Elle l'est sans l'être. Je préfère banaliser Noël pour me concentrer sur mon nouvel an de Tokyo qui risque d'être fantastique... ne serait-ce que pour les retrouvailles.
Enfin bon, joyeuses fêtes à tout ceux qui liront cette ligne !
mercredi 21 décembre 2011
La TV, Episode 1 : Variety
Un exemple simple des programmes de divertissements de la TV "variety" en japonais. J'ai oublié le nom du programme, mais le thème est hallucinant ; Une espèce de scientifique déguisé en colon du 19ème observe avec son assistante des daims qui doivent remplir des missions.
Dans celle-là, des mecs déguisés en daims doivent attraper des bananes hors d'atteinte et sans utiliser leurs mains... D'ailleurs dans tous les épisodes, ils ne doivent jamais utiliser leur mains... A ajouter aux petits cris qu'ils utilisent pour communiquer. Et quand ils meurent, leurs seins explosent...
Ya juste à regarder.
Dans celle-là, des mecs déguisés en daims doivent attraper des bananes hors d'atteinte et sans utiliser leurs mains... D'ailleurs dans tous les épisodes, ils ne doivent jamais utiliser leur mains... A ajouter aux petits cris qu'ils utilisent pour communiquer. Et quand ils meurent, leurs seins explosent...
Ya juste à regarder.
lundi 19 décembre 2011
S'offrir en offrant
Dans quels genre de moments les Français s'offrent-ils des cadeaux ? Noël ? St Valentin ? Anniversaire ?
Tout cela les Japonais le font bien sûr, mais il y a une autre sorte de cadeau. Première aspect, c'est une petite chose, quelque chose d'insignifiant à première vue (qui se mange en général), dont on disait autrefois en le donnant "tsumaranai koto" (= quelque chose d'ennuyeux, banal).
Ensuite, ce petit cadeau se fait généralement entre amis et sans occasion particulière.
En très résumé ce cadeau japonais, souvenir d'une visite de telle ville appréciée ou simplement un petit quelque chose que l'on veut faire découvrir. Ensuite, j'ai remarqué l'importance de l'emballage, avec des choses que l'on m'avait déjà expliqué avant, tout fait sens.
L'emballage du cadeau est presque plus important que le cadeau lui même. Originellement, celui qui reçoit le cadeau ne l'ouvre pas devant celui qui l'a offert, du coup on peut-être au moins sûr de faire plaisir, tout en cachant, avec du beau papier ou autre. Aujourd'hui, l'importance du "kawaii" (mignon) est telle qu'un cadeau doit aussi l'être, c'est donc un papier à petit motif, une petite corbeille ou tout ce qui peut être mignon pour les Japonais. La "valeur" du cadeau est finalement améliorée par un bel emballage (un peu comme en France).
L'emballage du cadeau est presque plus important que le cadeau lui même. Originellement, celui qui reçoit le cadeau ne l'ouvre pas devant celui qui l'a offert, du coup on peut-être au moins sûr de faire plaisir, tout en cachant, avec du beau papier ou autre. Aujourd'hui, l'importance du "kawaii" (mignon) est telle qu'un cadeau doit aussi l'être, c'est donc un papier à petit motif, une petite corbeille ou tout ce qui peut être mignon pour les Japonais. La "valeur" du cadeau est finalement améliorée par un bel emballage (un peu comme en France).
De là à voir l'obsession du "service au cadeau", le pas à franchir est très amusant. Noël oblige, je me suis mis en quête de cadeaux à offrir à certains de mes hôtes. Premier essai, un "centre de cadeaux" au dernier étage d'un deepato (department store = équivalent de nos grands centres commerciaux). Quelques rayons, des dames en tablier nous font goûter les produits qui sont dans les boites. On se promène en scrutant les prix (qui varient de 30 à 130€) des seto (set) proposant soit du chocolat, des parfums, des bières, des produits cosmétiques, du vin, des spécialités de la région, du thé raffiné etc. Après avoir pris un ticket, on attends, puis on parle avec le conseiller cadeau qui s'apprête à expédier le cadeau à l'heureux destinataire ; C'est donc là que mon histoire s'arrête car j'ai dû expliquer que je voulais "juste" acheter un cadeau, l'emmener et partir avec. Du coup, on m'a fait doublé d'autres personnes, tout en s'excusant on m'a fait goûter des produits dans des boites que je pouvais acheter directement. J'ai choisis, la dernière étape avant de payer fut de choisir l'emballage : on m'en a proposé trois différents.
Comme tous les cadeaux, le cadeau au Japon "engage" la personne qui l'offre (à des degrés d'importance variables) d'une part en offrant un emballage soigneusement choisi, d'autre part en offrant quelque chose que l'on a également choisi de partager. Le cadeau, comme ailleurs, "engage" aussi le receveur à un jour le "rendre" sous une forme peut-être différente.
Autre exemple pour le soin à choisir l'emballage. Dans un autre depaato, je voulais acheter du papier cadeau pour emballer les merveilles de France que j'ai reçu la semaine dernière. Alors je demande du "papier pour cadeau", sûrement avec les mauvais mots car on ne me comprend pas tout de suite, puis on me conduit dans le rayon. Deux rouleaux de papiers différents mais une belle variété de petits sacs, de rubans, de scotchs colorés, de sacs en toiles à motifs, d'autocollants pour sceller les paquets et j'oublie d'autres choses encore.
Autre exemple pour le soin à choisir l'emballage. Dans un autre depaato, je voulais acheter du papier cadeau pour emballer les merveilles de France que j'ai reçu la semaine dernière. Alors je demande du "papier pour cadeau", sûrement avec les mauvais mots car on ne me comprend pas tout de suite, puis on me conduit dans le rayon. Deux rouleaux de papiers différents mais une belle variété de petits sacs, de rubans, de scotchs colorés, de sacs en toiles à motifs, d'autocollants pour sceller les paquets et j'oublie d'autres choses encore.
En fait ce qui m'a vraiment marqué dans les cadeaux japonais, c'est bêtement l'importance qu'on leur accorde, le plaisir que les Japonais ont à recevoir les cadeaux (à relier à leur côté enfantillage) qu'ils "doivent" (ou devaient) se garder d'ouvrir faisant alors monter l'euphorie du cadeau, et donc "l'engagement" du donneur. D'ailleurs, après avoir dégusté le cadeau, si on leur dit "c'était super bon", ils répondent souvent "yokatta" (= tant mieux ou alors je suis soulagé, "ouf"). Et encore je n'ai vu que les cadeaux entre amis, j'imagine que cet engagement est encore plus visible lorsque l'employé offre un cadeau à son patron ou l'élève à son professeur.
Les Japonais, que l'on regarde souvent comme des travailleurs insensibles, méthodiques, fourmis qui s'organisent ou mieux excentriques du robot sont en fait d'une sensibilité particulièrement forte et déploient un éventail incroyable d'attentions lorsqu'il s'agit des cadeaux. D'où le petit jeu de mot, quand je vois un Japonais s'offrir en offrant.
La photo est un petit cadeau que m'a offert ma correspondante. Le matcha (une confiserie au thé vert, spécialité de Kyoto) est emballé dans un papier blanc, lui même emballé dans un papier vert, les deux contenus dans une petite corbeille, elle enroulée dans un petit mot, la corbeille placée au fond du sac blanc.
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